ONU – racisme systémique : Michelle Bachelet plaide pour des réparations
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À l’occasion d’un débat spécial organisé, le mercredi 17 juin, à Genève par l’Organisation des Nations unies, à la demande des pays africains sur le racisme et les violences policières, après la mort de George Floyd aux USA, la haute-commissaire de l'ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a dénoncé les violences raciales en cours qui, selon lui, sont dues à l’héritage de la traite des esclaves et le colonialisme. Elle plaide pour des réparations.
« Nous devons faire amende honorable pour des siècles de violence et de discrimination, au travers notamment d'excuses officielles, de processus de vérité et des réparations sous diverses formes », indique la haute-commissaire de l'ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, lors de ce débat spécial organisé à l’ONU sur la question de violence raciale qui défraie la chronique. L’ancienne présidente du Chili a déploré les violences raciales survenues dans le monde, notamment aux États-Unis au cours de ces derniers jours. Elle suggère des réparations sous diverses formes.
Selon la haute-commissaire, les violences raciales proviennent de la traite des esclaves et du colonialisme. Ce passé esclavagiste a des répercussions sur les ressortissants africains ou les individus d’origine africaine. Considérant les évènements récents sur la question raciale aux USA, Michelle Bachelet estime que la mort de Georges Floyd symbolise le racisme systémique qui nuit à des millions de personnes d'origine africaine. Pour elle, c’est un acte de brutalité gratuite.
Vers l’archéologie du racisme systémique
La question de discrimination raciale affecte même de hauts fonctionnaires de l’ONU. Ils ne veulent plus la simple condamnation des actes de raciste produits aux USA durant les semaines écoulées. Entre autres, une vingtaine de hauts fonctionnaires des Nations unies d'origine ou d'ascendance africaine, dont le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a signé à titre personnel une déclaration pour contraindre l’organisation d’aller plus loin dans ses démarches.
Au terme des discussions, un groupe africain a présenté une résolution demandant à la haute-commissaire « d'établir les faits et les circonstances relatives au racisme systémique, aux violations présumées du droit international en matière de droits de l'Homme et les mauvais traitements contre les Africains et les personnes d'origine africaine ». Toutefois, avant la modification du projet de résolution, le texte a sollicité l'établissement d'une commission d'enquête internationale indépendante, une structure de haut niveau généralement réservée aux grandes crises, comme le conflit syrien.
D’un autre côté, le groupe fustige les pratiques raciales discriminatoires et violentes des forces de l'ordre contre les Africains et les personnes d'origine africaine et le racisme endémique structurel du système pénal, aux États-Unis et dans d'autres parties du monde.
Par ailleurs, le frère du martyr Georges Floyd, Philonise Floyd a pris part à ce débat du mercredi 17 juin avec un message vidéo. Il réclame la création d’« une commission d’enquête indépendante chargée d’enquêter sur les meurtres de Noirs par la police en Amérique et sur la violence utilisée contre les manifestants ». « Vous avez vu mon frère mourir et la triste vérité, c’est que ce n’est pas un cas unique. Je vous demande de m’aider, de nous aider, les Américains noirs », a demandé le frère de George Floyd.
Woovins St Phard
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