2022: entre scepticisme et défis
L’avenir du pays, en ce début d’année, est source de scepticisme pour certains étudiants de l'Université d'État d'Haïti qui estiment que le gouvernement du Premier ministre Ariel doit relever de grands défis pour établir la sécurité dans le pays. Ils soutiennent que le moment n'est pas favorable à l'organisation des élections. La grande priorité pour la nation haïtienne, soutiennent-ils, est l'établissement d'un climat de sécurité dans le pays.
Watson Louis, jeune licencié en économie à la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE), n'est pas convaincu par la déclaration du PM Ariel Henry affirmant que cette année, il va organiser des élections dans le pays. Selon lui, la situation délétère du pays en ce moment n'est favorable à l'organisation des élections. « Le vide constaté dans les diverses institutions de l'État est la résultante de l’inaction des dirigeants passés, ayant refusé d'organiser des élections à temps pour combler les divers vides au niveau des différents pouvoirs. Face à cette situation et par rapport à la réalité actuelle du pays, on ne peut pas se dire qu'il faut passer immédiatement aux urnes. Le grand problème du pays, en ce moment, c'est l'insécurité. On doit faire de l'établissement d'un climat de paix et de la stabilité dans le pays une priorité », nous a-t-il confié.
À ce sujet, Lazarre Jean-François, un autre étudiant en économie de la FDSE, assure que l’insécurité n'est pas compatible avec des élections. « Comment pourra-t-on inviter une population à aller aux urnes pendant qu'elle vit avec autant d'inquiétudes? Comment les citoyens de Martissant et les autres départements affectés par l'insécurité vont-ils participer aux campagnes électorales dans une ambiance de rue aussi précaire et fragile », questionne-t-il. Par ailleurs, le jeune professionnel croit que les récents incidents aux Gonaïves, les cas de kidnapping enregistrés dans le pays, la guerre des gangs à Martissant, au Bas-Delmas, à la Croix-des-Bouquets sont des évidences qui prouvent que l'organisation des élections n’est pas possible.
Opinant sur le mandat du tiers restant du Sénat qui est supposé arriver à terme le 2e lundi de ce mois de janvier, les étudiants affirment qu'il faut à tout prix trouver un consensus pour éviter une crise dans la crise du pays.
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