Le coût du panier de la ménagère explose
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À deux jours de la traditionnelle fête de Noël, les petits commerçants sont très agacés par la montée vertigineuse des prix des produits de première nécessité sur le marché local. Lors d’une petite visite au marché Salomon ce jeudi 23 décembre, le journal a pu s’intéresser à la consommation des ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Le panier de la ménagère de cette catégorie est composé de riz, d’huile végétale, d’œufs, de farine de blé, de maïs et de sucre. Selon le dernier rapport de la coordination nationale pour la sécurité alimentaire, déclare que 46 % des Haïtiens sont en situation de malnutrition aiguë.
Selon commerçants au marché Salomon, les hausses des prix sont dues à l’instabilité du taux de change, à la situation sécuritaire notamment les cas en série d’enlèvements de chauffeurs avec des camions de marchandises et les crises répétées de pénurie de carburant.
« Les coûts des aliments savaient grimper, mais jamais de mon vivant, du haut de mes 68 ans, je fus témoin de cette descente aux enfers. Figurez-vous que depuis cinq heures du matin je suis là. Je viens de vendre à onze heures une petite marmite de blé », a lâché une marchande de céréales.
« L’inflation, la dépréciation de la gourde par rapport au dollar américain sont, entre autres, les principales causes de l’affectation du pouvoir d’achat des ménages et leur capacité d’accéder à un repas sain et équilibré, selon la pyramide alimentaire où les trois catégories d’aliments sont respectées à savoir les aliments protecteurs, constructeurs et énergétiques », a fait savoir une marchande de fruits qui parait s’y connaitre en nutrition et qui se plaint de la quantité d’argent qu’elle a dû dépenser pour se procurer de ces fruits tout en ne sachant si elle pourra en tirer profit.
En effet, cette visite aux marchés du Canapé–Vert et de Salomon permet de confirmer une hausse des prix de produits essentiels comme la grosse marmite de riz (Miami) qui coûte actuellement 350 gourdes, le plateau d’œufs 500 gourdes, le sac du maïs moulu coûte 2500 gourdes et le sac de haricot coûte 9000 gourdes.
Enfin, les troubles sociopolitiques que connaît le pays à répétition ne sont pas sans conséquence sur les produits de base et sur le coût alimentaire journalier.
Aujourd’hui, le panier alimentaire est supérieur ou égal à 1500 gourdes. Une famille doit donc allouer 45 000 gourdes tous les mois pour la nourriture alors que le salaire minimum se situe entre 12 000 et 15 000 gourdes.
Gerard Hirsh Resil
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