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Sit-in : « Nou vle viv, nou gen dwa viv » crient les membres de « Nou p ap dòmi »

Sit-in : « Nou vle viv, nou gen dwa viv » crient les membres de « Nou p ap dòmi »

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Les membres de la structure « Nou p ap dòmi » ont organisé un sit-in ce lundi 6 juillet, devant les locaux du ministère de la Justice et de la Sécurité publique, pour réclamer le respect du droit à la vie, et dénoncer la recrudescence de l’insécurité dans le pays. Entre jets de pierre par les protestataires et usages de gaz lacrymogène par les agents de la Police nationale, l’ambiance était tendue à l’avenue Charles Summer.

L’assassinat d’une fillette de 14 ans au Cap-Haïtien 18 juin dernier, les corps de Nancy Dorléans et de Sébastien Petit retrouvés calcinés à Tabarre le mercredi 24 juin dernier, deux faits confirmant la recrudescence de l’insécurité dans le pays, n’ont pas cessé d’attiser la colère de nombreux citoyens et citoyennes, particulièrement les membres de la structure « Nou p ap dòmi ». Ces derniers ont exprimé leur ras-le-bol devant les locaux du ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) ce lundi 6 juillet pour réclamer justice pour ces jeunes disparus récemment.

Tout comme le 29 juin dernier, les agents de la Police nationale, dont certains de l’UDMO et la DCPJ, ont fait usage de gaz lacrymogène pour empêcher aux manifestations de faire passer leurs revendications.

« Nous sommes là pour réclamer notre droit à la vie, à la santé, à la sécurité, à l’éducation », martèle Pascale Solages, l’une des membres de la structure « Nou p ap dòmi », déplorant les morts des deux jeunes danseurs sortant d’une répétition.

De son côté, le coordonnateur du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Esperance, qui participait à ce sit-in, a qualifié d’inacceptables les assassinats perpétrés contre des citoyens de toute condition sociale dans le pays.

Selon Pierre Esperance, les autorités qui ont choisi de supporter les bandits armés prouvent à quel point elles sont irresponsables. Le patron du RNDDH dit encourager tous les mouvements pacifiques qui visent à contraindre le Gouvernement à agir dans l’intérêt de la population et dans le respect des droits humains.

Marie Rosie Kesner Auguste, un autre membre du RNDDH demande à l’État de prendre ses responsabilités face aux parents et proches des victimes de différents massacres perpétrés dans le pays.

Elle rappelle que la constitution de 1987 garantit le droit des citoyens de manifester librement pour dénoncer les dérives d’où elles viennent.

Moise Saint-Eloi

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