Pluie de réactions après la déclaration de Jovenel Moise
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Il y a abondance de réactions après la déclaration du chef de l'État sur l'avenir politique du pays. Selon les commentateurs, le président n’a pas rendu service à la démocratie en affichant cette attitude de monarque.
L'opposition a déjà sorti un document conjoint pour présenter les grandes lignes de la transition. Parallèlement, d'autres acteurs, dont des ex-parlementaires, appellent à une mobilisation intensifiée pour sauver les acquis démocratiques.
Printemps Bélizaire a frappé fort. Selon l'ex-député de la troisième circonscription de Port-au-Prince, le réveil citoyen est plus qu'une exigence. La population n'a d'autre choix que de sortir ses griffes afin de pousser Jovenel Moise vers la sortie avant le 7 février 2021. « Le pays, avec le locataire du Palais national, est en train de vivre une période du néonazisme. Ce que Adolphe Hitler n'a pas pu faire en Allemagne, ce que François Duvalier n'a pas réalisé durant son règne, Jovenel Moise pense pouvoir tout expérimenter sur la population. Nous sommes en présence d'une dictature féroce », balance-t-il arguant qu'aucun individu sensé ne prendra le risque de participer à des élections, forcement truquées, et organisées par ce régime dépourvu de légitimité populaire.
Cette position est la même que celle défendue par l'ex-sénateur, Jean Baptiste Bien-Aimé qui pense que le président est sorti du rail. À travers cette déclaration, soutient le politique, Jovenel Moise donne raison à ceux qui se liguent contre lui. « Il est un tyran. Un apprenti dictateur qui pense que la carte « démagogue », les gangs, l'argent du Petrocaribe, etc. lui donnent toutes les garanties de pouvoir voler les élections. La mobilisation va dire tout le contraire », fait-il savoir soutenant que le chef de la nation continue d'exécuter le projet de l'oligarchie qui pense détenir tout le pouvoir dans ce pays.
Le MOPOD abonde dans le même sens. Raphael André, parle de monarque et de despote pour qualifier le dauphin de Michel Martelly. Selon le représentant du MOPOD, le chef de l'État en agissant ainsi prouve qu'il ne s'élève pas à la dimension de l'homme d'État qu'il devrait être. Son avenir au pouvoir ne dépend que de son bilan. Et, malheureusement, le sien est catastrophique.
Quant à l'ensemble des organisations politiques de l'opposition, le président vient de compliquer davantage sa situation. « Il est un aliéné. Combien de fois faut-il lui dire qu'il n'y aura pas d'élections avec lui au pouvoir? Toute personne lucide comprendra qu'elle ne pourra pas réaliser sa campagne électorale librement avec la présence bien répartie des groupes armés », opine, Édouard Saint-Fleur.
Camille Occius, de son côté, pense qu'au moins pour qu'il y ait d'élections dans le pays, il faut, entres autres, la mise sur pied d'un nouveau conseil électoral provisoire et la rupture du contrat de Dermalog pour faire place à un autre système d’identification qui respecte prescrits légaux.
Daniel Sévère
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