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Le régime du PHTK est une menace pour l'avenir du pays, selon Paul Denis

Le régime du PHTK est une menace pour l'avenir du pays, selon Paul Denis

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Intervenant sur le document d'engagement de l'opposition dont il en est un signataire, le responsable de l'INIFOS, Paul Denis, présente le régime en place comme un danger important pour le présent et l'avenir du pays. Selon l'homme politique, le pays est dirigé par une mafia.

Le document paraphé par plusieurs structures politiques de l'opposition, des organisations de la société civile et des membres de la diaspora est inclusif selon Paul Denis. Il est un outil visant à mobiliser toutes les forces sociales en opposition à la façon dont l'équipe en place dégrade le pays. C'est un document, d'après lui, qui présente les grandes lignes du projet de l'opposition, fait-il savoir, tout en informant que l'initiative reste ouverte à tous ceux qui désirent porter leur soutien à cette noble bataille pour affranchir la nation de ce système improductif, marginalisant, générateur de la misère, de la corruption, de la mauvaise gouvernance, entre autres.

D'après l'opposant au pouvoir, le pays est menacé. À cause de l'incapacité avérée de l'exécutif à apporter des réponses appropriées aux différents problèmes que confronte la nation, Haïti est devenue une société extrêmement fragile. « Ils ne se donnent pas la tâche de travailler au bien-être du peuple. Leur seul souci c'est de détruire l'avenir de la nation », critique-t-il, informant qu'il y a urgence pour que tous les acteurs s'unissent comme un seul homme afin de bloquer le projet dictatorial du chef de la nation.

L'ancien ministre dit constater avec regret que le locataire du Palais national, à travers ses déclarations et ses actions, remet au goût du jour la regrettable période du pouvoir à vie. Selon M. Denis le chef de l'État s'est donné tous les outils pour appliquer son projet.
« Le 8 mars dernier, il s'est donné le pouvoir de rendre éligibles dans 35 circonscriptions du pays que des femmes. Il a pris le contrôle de la justice, il rend dysfonctionnel le Législatif, il viole incessamment la Constitution, il a volontairement décidé de ne pas tenir les élections. Se voyant donner tous ces pouvoirs, il clame qu'après Dieu, il est le tout puissant », argumente le responsable de l'INIFOS.

Plus loin, le politique accuse le Parlement d'avoir été trop servile envers le locataire du Palais national. Ces derniers, disent-ils, n'avaient pas pris leurs responsabilités lorsque le président de la République a été passible de la Haute cour de justice. « Le pays est dirigé par la mafia », a-t-il dit soutenant qu'il reste six mois à l'opposition pour définir les modalités devant assurer la transition post-Jovenel.

Daniel Sévère

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