Incendie à Cap-Haïtien : les victimes attendent toujours l'aide du gouvernement
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Le dernier bilan, de l’explosion d’un camion-citerne de produits pétroliers dans la deuxième ville du pays dans la soirée du 13 au 14 décembre 2021, est d’environ quatre-vingt-huit (88) morts, selon le dernier communiqué par les autorités locales.
Néanmoins, ce chiffre peut-être revu à la hausse dans la mesure où, des parents de malades hospitalisés dans les différents centres hospitaliers, comme Hinche et Mirebalais, continuent de défiler à la Mairie du Cap-Haïtien pour déclarer des personnes décédées, selon le responsable de communication au niveau de la Mairie du Cap-Haïtien, M. Nelson Deshommes.
Dans la foulée, les autorités locales, notamment la commission communale du Cap-Haïtien, avaient programmé des funérailles nationales, le dimanche 19 décembre 2021, pour les personnes dont leurs parents pouvaient les identifier après le drame où qui sont décédées à l'hôpital.
Contre toute attente, à travers une note publiée le jour précédent les funérailles, la Mairie du Cap-Haïtien a décidé de reporter les funérailles nationales pour le mardi 21 décembre de l'année en cours, faute de moyens logistique et financier:
« Les funérailles nationales des victimes de l'explosion du camion-citerne, qui étaient prévues pour ce dimanche 19 décembre 2021 à Cap-Haïtien, sont reportées à mardi 21 décembre 2021 pour des raisons financières et logistiques. Les autorités locales n'ont encore rien reçu du Gouvernement central pour les préparatifs nécessaires aux cérémonies », selon la note de la Mairie.
Toutefois, de l'avis des autorités locales, contrairement à ce qui était annoncé, les funérailles ne seront pas chantées sur le lieu du drame, mais à la cathédrale du Cap-Haïtien le mardi 21 décembre 2021.
Quid l'aide promise par le gouvernement lors de la visite du Premier ministre Ariel Henry moins de 24 heures après le cataclysme ?
À cette interrogation du Journal Le National, le responsable de communication au niveau de la Mairie a informé que le fonds d'urgence départemental (moins de 10 millions de gourdes) est mis à la disposition de la Commission municipale pour organiser ces funérailles, sans toutefois fournir des détails.
Parallèlement, les responsables médicaux ont décidé de démonter l'hôpital de campagne qui a été déployé dans le but de soigner les blessés du drame du 14 décembre dernier.
L'état de santé des 19 malades qui ont été admis à cet hôpital est pratiquement stable, et ils sont transférés à Mirebalais et à Hinche. C'est la raison évoquée par les responsables pour justifier cette décision.
Les six spécialistes qui viennent de Port-au-Prince (2 orthophonistes, 2 anesthésistes et 2 chirurgiens) ont laissé la deuxième ville du pas. Les équipements logistiques et sanitaires sont remis à la Protection civile et à l'hôpital universitaire Justinien, selon les informations communiquées par les Dr Philippe Desmangles qui dirigerait cette structure et Jean Gétho Dubé directeur exécutif de l'HUJ.
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