LA FJKL exige le respect du droit à la vie
Dans un communiqué rendu public le 7 août, la Fondasyon je klere (FJKL) dénonce l’insécurité grandissante dans le pays au cours de ces derniers jours. La Fondasyon déplore la banalisation du droit à la vie et l’installation d’une forme de culture d’impunité.
Selon ce communiqué de la Fondasyon je klere (FJKL), une vague de violenceaveugle s’abat depuis quelque temps sur le pays et surtout dans les quartiers populaires. « Tous les jours, des crimes horribles attribués, entre autres, au groupe dénommé G-9 an fanmi et alliés sont dénoncés dans la commune de Cité Soleil », relate l’organisme de défense des droits humains. Et, la Fondasyon parle d’une évolution choquante dans le développement de la criminalité en Haïti : des femmes enceintes tout comme des enfants incluant des nourrissons ne sont plus épargnés. « C’est la violence aveugle, la barbarie pure et simple », souligne l’organisation. Face à ce constat, la FJKL enjoint les autorités gouvernementales à cesser leur collaboration avec les gangs et à prendre toutes mesures nécessaires pour mettre fin à ce climat de violence, dissoudre les associations de gangs armés en les rendant hors la loi, procéder à l’arrestation des chefs de gangs, de tous les assassins, dénoncés par la clameur publique et les soumettre à la justice répressive.
Alors que ces crimes défraient la chronique, tout se passe comme si les autorités n’existaient pas ou se veulent à tout prix complices des assassins, d’après la FJKL. « Aucune arrestation n’est effectuée. Aucune interpellation non plus. Les criminels continuent de bénéficier de l’impunité officielle et ne s’inquiètent de rien », précise la Fondasyon à travers ce communiqué. La FJKL note qu’entre le 18 juin et le 2 août 2020, une femme enceinte, deux bébés et une mineure de 14 ans ont péri dans des circonstances atroces qui révoltent la conscience humaine.
La FJKL juge scandaleux que la police et la justice ne puissent même pas rassembler les preuves, mettre la main au collet des assassins qui parfois, sont dénoncés par la clameur publique, pour les livrer à la justice répressive. « Haïti, ainsi, est devenu une jungle. On tue donc en silence. Hélas ! », indique la Fondasyon.
Par ailleurs, la FJKL exprime doublement son indignation par rapport à ce climat de violence aveugle qui emporte tout sur son passage : personnes âgées, jeunes, femmes, femmes enceintes et enfants. Elle s’insurge de l’indifférence complice des autorités qui s’activent à lancer un processus électoral bancal pour satisfaire leur appétit de pouvoir sans aucun respect des engagements internationaux pris par Haïti, à travers, notamment des instruments internationaux et régionaux ; et ce, pour protéger la vie, garantir la dignité et l’intégrité physique et morale des citoyens-nes vivant sur son territoire, protéger les enfants dès leur conception ainsi que les femmes, conformément au Pacte international pour les droits civils et politiques (PIDCP), la Convention interaméricaine des droits de l’homme, la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), la Convention Belem Do Para, tous signés et ratifiés par Haïti.
Woovins St Phard
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