Tempête tropicale Laura: plus de peur que de mal dans le Nord-Ouest
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Avec la réputation d’être le parent pauvre d’Haïti, le Nord-Ouest n’a pas toujours été prêt à affronter les catastrophes naturelles. Ce weekend, à l'occasion du passage de la tempête tropicale Laura, la population a connu de moments de grandes angoisses. Des autorités et aussi des membres de la population nordouésienne, témoins de la situation, ont réagi.
Rethone Jose 2, le directeur du Conseil départemental de la Protection civile du Nord-Ouest (CDPC) a fait état de la capacité de cette structure dédiée à la gestion des risques et des désastres à tous les niveaux. En fournissant des détails les différentes composantes du système de la Protection civile au niveau départemental, il a reconnu qu’il dispose d’assez de ressources humaines. Avec l’appui d’ADEMA (une organisation locale du bas Nord-Ouest), les membres du Conseil local de la Protection civile (CLPC) et les Équipes d’interventions communautaires (EIC) sont bien formés pour des déploiements en tout temps, mais il faut sensiblement tenir compte des moyens opérationnels qui sont en quelque sorte insignifiants par rapport aux besoins du territoire (Moyens de déplacement, moyen de communication, etc.). Ensuite, il a souligné l’inexistence d’un stock de contingence ou articles de prépositionnement pouvant faciliter la prise en charge des gens (s’il y en avait) dans les abris provisoires.
Jacques Valbrun, jeune cultivateur, coordonnateur d’une organisation locale nommée « Association des jeunes avant-gardistes de Bombardopolis (AJAGBO » travaillant comme une sorte de vigilance civique au niveau de la zone, était présent sur le terrain durant toute la journée avec son équipe pour sensibiliser les gens de Grand-Boulage, une localité très vulnérable dans la première section de la commune de Bombardopolis, sur les comportements à adopter en cas de désastre. Il nous a assuré que mis à part de l’émondage de certains arbres par le vent, qu’aucun dégât n’a été enregistré.
Jusqu’aujourd’hui, à Môle Saint-Nicolas, sur la route menant à la plage, le pont qui permet de traverser le courant d’eau « la Gorge » n’a pas toujours été construit et a failli provoquer un mort lors du passage de l’ouragan Isaias. Des habitants de la ville sont très remontés contre l’insouciance des exploitants du littoral (restaurants et hôtels) ainsi que les plus hautes autorités du pays. Plusieurs membres de la population critiquent le fait que ce sont particulièrement les ONG qui interviennent dans la gestion des risques et de désastres dans la zone ?
Oralus Christ-Falin
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