7 novembre 2021: dernière date retenue pour la tenue des élections
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Le Conseil électoral provisoire, mis en place selon des procédés peu constitutionnels par le feu président Jovenel Moïse, selon les personnalités et groupements de l’opposition, vient, à travers une correspondance adressée au Premier ministre Ariel Henry, de notifier la modification de sa précédente proposition d’un calendrier électoral.
L’actuel Conseil électoral provisoire n’a jamais eu les coudées franches, les conditions politiques et la légitimité nécessaire pour mener à bien sa mission de réaliser des élections et le referendum constitutionnel avant la date butoir du 7 février 2022 retenu constitutionnellement pour l’installation d’un nouveau président.
Force est d’admettre que la formation de ce nouveau Conseil électoral provisoire n’a jamais convaincu la classe politique de l’opposition, d’autant plus que les conseillers électoraux n’ont jamais pu prêter serment par-devant la Cour de cassation. Pour de nombreux acteurs, le pouvoir du CEP n’a jamais été validé.
Malgré toute la volonté affichée par le défunt président Jovenel Moïse et toute la débauche d’énergie de Matthias Pierre, le ministre délégué en charge des questions électorales, le referendum constitutionnel, l’une des composantes de la mission du CEP, n’a jamais pu se tenir. La première date retenue était en février 2021. Depuis, la fronde menée par les acteurs politiques de l’opposition et surtout par la communauté internationale qui, par le biais de différentes prises de position pour affirmer leur distance vis-à-vis du processus, a obligé le Conseil électoral provisoire à reporter, pour la troisième fois, cet exercice référendaire si particulier.
La mort du président Jovenel Moise, dans des conditions dramatiques le 7 juillet 2021, a beaucoup influencé le calendrier politique de fin de mandat du pouvoir. Il faut aussi considérer l’insistance de la communauté internationale en particulier les États-Unis, l’OEA et l’ONU pour que des élections soient réalisées dès que possible, selon la formule consacrée.
Après avoir bouclé le processus de l’inscription des partis et groupements politiques, malgré la réticence des principales forces politiques du pays sauf le RDNP, le Conseil électoral provisoire vient de programmer le jour des scrutins combinés pour le 7 novembre 2021. Il s’agit des législatives, des présidentielles et du referendum constitutionnel qui, selon toute vraisemblance, est maintenu par le gouvernement d’Ariel Henry.
Le 23 janvier 2022 est proposé pour la réalisation des deuxièmes tours de la présidentielle des législatives ainsi que des élections municipales et locales. Apparemment, la date historique et constitutionnelle du 7 février 2022 pour la prestation de serment du nouveau président ne sera pas respectée ; la publication définitive des résultats du deuxième tour des législatives est prévue pour le 11 février 2022. Si ce calendrier tient la route, le peuple haïtien connaitra le nom du prochain président constitutionnel d’Haïti le 31 janvier 2022.
En attendant, le doute est permis sur la capacité du Conseil électoral provisoire à mettre en œuvre son calendrier dans ces conditions exceptionnelles caractérisées par une grave crise politique et une situation chronique d’insécurité.
La Rédaction
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