L'UNNOH appelle à la démission du ministre Josué Argénor Cadet
Écouter l'article
L'Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH) appelle les élèves à maintenir les mouvements de protestation qui, selon elle, sont légitimes. Le coordonnateur de cette structure, Josué Mérilien, en a profité pour rappeler au ministre les revendications des professeurs tout en ayant soin de réclamer sa démission.
Un peu partout, les élèves des lycées se soulèvent pour réclamer la présence des professeurs en salle de classe et un autre système éducatif. Dans plusieurs villes du pays, ces manifestations sont émaillées de violences et les protestataires sont souvent réprimés par les agents de l'ordre. Parallèlement l'UNNOH dénonce avec véhémence cette attitude répressive des forces de l'ordre qui essaient d'empêcher aux élèves de réclamer ce qui leur revient de droit.
Josué Mérilien ne peut pas être plus clair. Les élèves doivent intensifier leur mouvement. « Ce qu'ils réclament n'est pas différent de ce que veulent les professeurs. Les professeurs sont humiliés par le MENFP, les scolarisés en font les frais », soutient le syndicaliste qui a recadré le ministre Cadet qui a accusé, à plusieurs reprises, les organisations syndicales de manipuler les écoliers.
« C'est de l'irrespect total à l'égard des élèves de les réduire à ce niveau. Ce qui se passe actuellement, sous une forme différente, est une solidarité estudiantine aux professeurs fatigués d'exiger le minimum. Nous exigeons qu'ils soient protégés, car, la répression policière nous préoccupe énormément », se plaint le militant politique qui voit la situation comme un fait qui était prévisible.
Selon M. Mérilien, le système éducatif haïtien est en grand danger. Ce secteur n'est pas à même de remplir sa fonction convenablement, ce, à cause de la présence de Pierre Josué Agénor Cadet à sa tête. L'ancien porte-parole de la Force de l'opposition progressiste (FOP) juge que les professeurs ne sont pas respectés dans le système. L'attitude du numéro un du MENFP à l'égard des professeurs, les qualifiant de terroristes, est déplacée et humiliante. Cela participe à dénaturer davantage ce système bancal, critique le professeur.
Le coordonnateur de l'UNNOH a pris le soin de préciser, une fois de plus pour M. Cadet, que les revendications des enseignants avant de rappeler la minable pitance que reçoivent ces durs travailleurs. « Ils exigent de meilleures conditions de travail, un plat chaud dans tous les établissements scolaires, l'application de la grille salariale, la prise en compte d'un salaire de base, le retrait des décisions antisyndicales, immorales et illégales », souligne-t-il, réclamant dans la foulée la démission pure et simple du ministre Cadet.
« Il faut qu'il parte. Trop de dossiers pèsent sur son dos. Il doit jeter l'éponge pour cause d'immoralité, de crime de sang, de corruption, de vol et de détournement de fonds publics », dénonce le professeur qui insiste sur le respect du protocole d'accord entre le ministère et l'École nationale supérieure.
Daniel Sévère
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.