La FJKL s'engage dans la lutte contre l’impunité
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À l’occasion de la Journée internationale de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) célébrée le 10 décembre, et la Journée internationale des défenseurs des droits de l’homme consacrée par les Nations unies le 9 décembre, la Fondasyon Je Klere (FJKL) a organisé deux journées de réflexion sous le thème: « Lutte contre l’impunité en Haïti au regard du principe de l’égalité ». Ce thème servira de rampe pour lancer la bataille contre l’impunité.
Ces deux journées se présentent dans un contexte où les organisations de défense des droits humains en Haïti, notamment La FJKL, n’ont cessé de dénoncer des actes de violation des droits humains. Le Réseau national de défense des droits de l’homme (RNDDH) de son côté parle de crime d’État. De juillet à septembre 2021, les rapts ont augmenté de près de 300 %, avec 221 cas répartis comme suit: 31 cas au cours du mois de juillet, 73 en août et 117 pour le mois de septembre selon les données du Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme publiées le 25 octobre.
Pour le président de la FJKL, Samuel Madistin, les bandits ont établi leur règne dans le pays et l’État reste inactif face à ces dérives. En effet, dans le cas de violation des droits de l’homme, il faut l’implication de l’État soit par omission, indifférence ou complicité, rappelle Me Simon St-Hubert, intervenant à la journée de réflexion initiée par la FJKL.
Par ailleurs, la société civile à travers les organisations de défense des droits humains s’implique dans la lutte contre l’insécurité. Arnaud Royer, chef de la section des droits de l’homme au Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) a donc, au cours de cette activité réalisée par la FJKL, réitéré son soutien non seulement au gouvernement, mais aussi à la société civile. Ce soutien se traduit en logistique et expertise pour mener la lutte pour le respect des droits de l’homme dont la Journée internationale est célébrée le 10 décembre.
« Le 9 décembre marque la Journée internationale des défenseurs des droits de l’homme », rappelle Samuel Madistin qui pense que cette journée n’est pas assez connue de la population. « Dans un état anti démocratique où les droits de l’homme ne sont pas respectés, les lanceurs d’alerte, les défenseurs des droits de l’homme ne sont pas considérés et sont persécutés », a ajouté l’homme de loi. Pour lui, les autorités étatiques ont le devoir de faire respecter leurs engagements en matière de respect des droits de l’homme.
Ces deux journées permettront à la FJKL de poser la problématique en lien avec les droits de l’homme et d’en faire la promotion. La première obligation de l’État est de garantir la sécurité de la population. Or, aujourd’hui en Haïti règne la corruption, le gaspillage des deniers publics. Voilà pourquoi, a expliqué Samuel Madistin, la Fondation je klere a fait de la lutte contre l’impunité son cheval de bataille.
Geneviève Rose Murdith Joseph
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