La grève des greffiers se poursuit dans les 18 juridictions du pays, selon le président de l’ANAGH
Dans une interview accordée à la Radio Télévision Pacific, ce mardi 8 septembre 2020, le président de l’Association nationale des greffiers haïtiens (ANAGH), Me Martin Ainé, a indiqué la poursuite du mot d’ordre de grève des greffiers lancé le 28 juillet dernier dans les 18 juridictions du pays en attendant que satisfactions soient accordées à leurs revendications pour de meilleures conditions de travail.
Le système judiciaire haïtien ne se porte pas bien. En dépit des soupçons de corruption qui pèse sur le système ajouté avec des hommes de loi qui viennent de réclamer justice pour le bâtonnier de l’Ordre et des avocats de Port-au-Prince assassiné en sa résidence, les greffiers n’entendent pas lâcher prise dans leur mouvement visant à réclamer de meilleures conditions de travail.
En effet, dans une interview accordée à la radio télévision Pacific, ce mardi 8 septembre 2020, le président de l’Association nationale des greffiers haïtiens (ANAGH), Me Martin Ainé a informé que la grève des greffiers, entamée depuis le 28 juillet dernier pour de meilleures conditions de travail, se poursuit dans les 28 juridictions du pays ainsi que les cours de la République.
À en croire Me Martin Ainé, les autorités étatiques n’ont pas tenu leurs promesses relatives aux accords signés en 2017 et en 2019 sous le leadership du ministre Jean Roudy Aly. Selon le responsable, le ministre avait promis de donner suite légale avec le statut relative au greffier de service de justice. Toujours selon le président de l’ANAGH, le ministre avait promis dans l’exercice fiscal 2018 une carte de débit à chaque greffier et commis de parquet dans le pays. Aussi bien, un relèvement salarial graduel, mais qui n’a pas été fait. Les autorités avaient promis également une carte d’assurance.
« Nous estimons que pas même un seul de ces points n’a pas été respecté dans toute son intégralité », a fait savoir l’homme de loi affirmant que c’est une discrimination le fait que tous les employés qui travaillent au bureau central du ministère de la Justice ont une carte de débit, mais les greffiers, non. « Les magistrats, nos collaborateurs immédiats, ont une carte de débit de 33 mille gourdes alors que notre salaire est 23 mille gourdes », a fait remarquer le président de l’Association qui entend défendre les greffiers et les commis de parquets.
Selon Me Martin Ainé, le mot d’ordre de grève de l’ANAGH est respecté à 98 % à travers les tribunaux et les cours de la République. « Plusieurs rencontres ont été faites avec le ministre de la Justice de la Sécurité publique, Rockfeller Vincent. Il nous avait promis mercredi dernier, de soumettre notre statut au Conseil des ministres. Depuis ce jour, nous n’avons reçu aucun appel du ministère sur l’adoption ou pas du statut », a fait savoir le président de l’ANAGH qui réclame le respect des accords signés.
Wisly Bernard Jean-Baptiste
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.