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Le Premier ministre promet de rétablir un climat sécuritaire avant les élections

Le Premier ministre promet de rétablir un climat sécuritaire avant les élections

La situation sécuritaire du pays est chaotique, mais le chef du Conseil supérieur de la Police nationale(CSPN), Joseph Jouthe, pense pouvoir pacifier le pays avant même la réalisation des élections dans le pays.

De nombreux secteurs de la vie nationale, et l’opposition dans sa totalité ne sont pas emballés par l’idée de participer aux prochaines élections avec l'équipe au pouvoir. Pourtant, malgré les conditions inappropriées à pareil exercice, le pouvoir en place s'entête à réaliser les élections dans le pays. Les contraintes sont énormes et nombreuses. Au-delà de la crise de confiance qui touche la population, la perte de légitimité du pouvoir et les conditions de vie difficiles, l'insécurité, qui s’est étendue aux dix départements du pays, reste la principale pierre d'achoppement.

Dans presque chaque commune du pays, on dénombre des gangs armés. Les uns plus cruels que d'autres. De 400 mawozo, à 5 segonn en passant par Aji vit, les groupes armés gagnent du terrain. Ils opèrent au vu et au su de tous sans craindre de se faire stopper par la police. Ils sont très exigeants et ne limitent pas leurs forfaits. Même face à une réalité aussi sombre, le pouvoir qui n’est pas avare en promesses, pense pouvoir rétablir la paix à l'approche des élections.

Le Premier ministre Joseph Jouthe a fait cette promesse lors de l'habituel dialogue communautaire tenu presque tous les mois par la Présidence. Durant son intervention, il a laissé croire que ces groupes armés ont des sponsors, des patrons ; et que l'insécurité grandissante a des mains cachées qui le manœuvrent. Comme aurait pu le faire tout citoyen lambda, le chef du gouvernement se questionne sur l'origine des armes que détiennent les bandits armés, soulignant par ailleurs que ces bandits sont dépourvus de moyens pour vivre, comment est-il possible qu'ils possèdent autant d'armes et de munitions ?

Selon le Premier ministre haïtien, le pouvoir va mettre fin au phénomène d'insécurité avant l'organisation des élections dans le pays. Ces élections qui sont en train d'être planifiées par l'exécutif trouvent toute l'attention de l'équipe du PHTK. Arrivé au pouvoir en 2017, le président haïtien, Jovenel Moïse, n’a jamais pu mettre fin au règne des bandits armés qui sèment la terreur dans le pays. Au contraire, les gangs armés ont pris de la graine, négocient et travaillent avec certains officiels. Le territoire national est plus que jamais gangstérisé. De même que l'organisation des élections se révèle une opération difficile, un retour au calme dans les trois prochains mois pourrait également se révéler difficile, voire impossible, connaissant les limites et les conditions qui caractérisent le travail de la PNH.

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