Le CSPJ, le MJSP et le JSSP lancent le Système de gestion informatisée des cas judiciaires (GICAJ)
Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, de concert avec le ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) et le Justice sector strengthening program (JSSP) a présenté, ce mercredi 23 septembre 2020, à L’École de la magistrature, à Frères, le Système de gestion informatisée des cas judiciaires (GICAJ). Un système présenté comme un instrument capable de contribuer efficacement à la lutte contre la détention préventive prolongée.
Le Système de gestion informatisée des cas judiciaires (GICAJ) est un système de saisie, de suivi et de contrôle des dossiers judiciaires via un système informatique sécurisé qui est à la disposition des tribunaux de première instance (TPI), des parquets, du ministère de la Justice et de la Sécurité publique, et du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ). Il vise notamment à élaborer des rapports périodiques (pour le MJSP et le CSPJ), et faciliter la recherche au niveau des greffes au profit des avocats, avocates et des citoyens et citoyennes.
Parmi les fonctionnalités, le Système de GICAJ vise comme assignation et redistribution, la capacité des doyens et des commissaires du Gouvernement à distribuer des dossiers aux magistrats, assister dans la constitution du casier judiciaire via les fonctions de recherches croisées du système, et accompagner les entités de supervision de MJSP et CSPJ dans leur fonction de suivi et de contrôle.
Comme rapportage, sauvegarde, maintenance et sécurité, le système veut l’obtention de la liste de dossiers en traitement chez des substituts et cabinets d’instruction ou un rapport synthétique d’un cas choisi, sauvegarder automatiquement, protocole de relance instantanée en cas de catastrophes technologiques et traçabilité des opérations sur les données avec accès sécurisé et à distance pour les utilisateurs, utilisatrices incluant le MJSP et le CSPJ.
Selon Philippe Lamarche, directeur du projet JSSP, ce système va favoriser la production des statistiques juridiques, contrôler et suivre l’évolution des dossiers dans la chaine pénale, et protéger les données face aux intempéries. Philippe Lamarche renouvelle la volonté de son programme de supporter toute initiative visant l’amélioration du système judiciaire.
De son côté, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Rockfeller Vincent, salue cette démarche qui, dit-il, contribuera dans la lutte contre la détention préventive prolongée. Rockfeller Vincent se montre confiant en indiquant que ce programme permettra aux acteurs de la chaine pénale d’avoir accès aux informations judiciaires, même à distance.
Le ministre indique que l’établissement du GICAJ visant à améliorer les conditions de travail des juges, greffiers et avocats, n’est pas une courtoisie, mais un devoir envers ces acteurs judiciaires.
Le représentant du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire à la cérémonie, Noé Pierre Louis Massillon, qui ne cache pas sa satisfaction, informe que 11 des 18 juridictions du pays ont déjà le système GICAJ à leur disposition.
L’homme de loi dit croire à de forts résultats du système, considérant l’importance et la nécessité des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans la pratique de toutes les professions aujourd’hui.
Moise Saint-Eloi
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