Gonaïves : des étudiants de l'UPAG protestent contre l'assassinat de Grégory Saint Hilaire
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L'assassinat de l'étudiant Grégory Saint Hilaire tué par balle vendredi 02 octobre 2020 dans l'enceinte de l'École normale supérieure (ENS) continue d'engendrer de vives réactions d'indignation dans la communauté universitaire. Pour montrer leur mécontentement, les étudiants de l'UPAG ont manifesté dans les rues de la cité de l'indépendance ce lundi 05 octobre 2020 pour exiger que justice soit faite et dénoncer le pouvoir en place qui cherche à instaurer un régime de terreur dans le pays.
Comme annoncé pendant le week-end écoulé, plusieurs étudiants de l'Université publique de l'Artibonite aux Gonaïves (UPAG), réputés pour leur engagement dans la lutte populaire, ont manifesté ce lundi matin, Ils étaient plus d'une centaine à parcourir les rues pour dénoncer les assassinats en série depuis quelque temps dans le pays sous le regard impuissant et indifférent du pouvoir en place. Nombreux d'entre eux qui ont pris la parole pendant la manifestation et ont accusé l’Exécutif d'être à la base de cette insécurité permanente dans le pays.
« Le régime de PHTK à une mission bien définie. Sa mission secrète est d'éliminer l'école. C'est à dire, éliminer l'esprit éclairé. Car, il sait que les esprits éclairés sont ceux qui orientent une nation dans des bonnes directions. Présentement, il y a dans le pays une insécurité préfabriquée et généralisée qui fait partie du projet du régime PHTK pour nous faire disparaître comme nation. On doit comprendre que la base de la dictature est déjà implantée dans le pays. Nous sommes dans la rue pour exiger la fin de ce régime » a commenté Hérode Nicolas qui appelle la nation à prendre sa responsabilité face à cette dérive infernale.
Pour Wenken Thelemarque, président du Conseil des étudiants de l'UPAG : « Il n'y a rien à dire. Nous avons touché le plafond. Parce qu'il est inacceptable de vivre cette situation au 21e siècle après maintes batailles pour les droits de l'homme. Personne n'a le droit d'ôter la vie à quelqu'un. Nous sommes indignés et je pense que le comportement des agents de la PNH ne doit pas être accepté sous aucun prétexte. Tout le monde doit faire un effort pour montrer que Grégory n'était pas seul », a-t-il déclaré.
Federson Dorcénant, étudiant, pense que : ce pouvoir détruit trop de gens. Nous devons préparer notre réponse. Car, nous n'irons pas au Chili ou au Brésil. Nous avons la responsabilité de rendre ce pays vivable et pour ce faire, nous devons combattre ce régime pourri », a-t-il conclu.
Lesly Succès
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