Catastrophe naturelle : konbit Dyaspora» critique le laxisme du gouvernement
Les responsables de l’organisation «konbit dyaspora», de concert avec «konbit Dyaspora pou chanje Ayiti», apportent leur solidarité envers les sinistrés du séisme dévastateur du 14 Août dernier.
Ce mercredi 18 août 2021, la ministre de l’ÉdLes représentants de ces organisations ont manifesté leur solidarité envers les victimes du dernier cataclysme de magnitude 7.2 sur l’échelle de Richter ayant frappé le grand sud du pays le samedi 14 Août dernier. Calixte Jules pour «kombit diaspora pou chanje ayiti (kodaca-ayiti)», invite les habitants de la capitale haïtienne a volé aux secours de ces compatriotes mortellement éprouvés. Il en avait profité pour condamner le laxisme du premier ministre Ariel Henry qui se contentait de visiter les sinistrés deux jours après le drame sans véritablement poser d’actions concrètes, tandis que les victimes étaient sous la menace de la tempête grâce.
L’activiste politique remercie l’appui incontesté des sauveteurs dominicains qui étaient les premiers à fouler le sol Dessalinien dans l’objectif de porter secours aux familles du sinistre. Il a fustigé le comportement passif du gouvernement haïtien qui n’arrivait toujours pas à coordonner les actions 24 heures après le drame. Il dit avoir un nœud à la gorge de voir le pays voisin si bien organisé tandis que jadis ce pays dépendait d’Haïti. Il en appel à une conscience citoyenne et patriotique afin de redorer le blason de ce pays qui était jadis la perle des Antilles. Il regrette que les politiques haïtiennes n’aient rien apporté à la jeunesse sinon l’unique désir de migrer vers d’autres cieux.
Il lance un appel patriotique à tous ceux-là qui souhaitent se mobiliser pour une meilleure gestion de réponses axées sur les normes minimales, de s’assurer que les dons seront acheminés à qui de droit évitant que des personnes s’enrichissent aux détriments des victimes comme cela a été le cas lors du séisme du 12 Janvier 2010. De la nourriture, des médicaments, des vêtements, des rations sèches, des bâches, de l’eau potable qui vont contribuer au relèvement des sinistrés, sachant que l'État haïtien n’a pas les reins pour répondre seul aux besoins pressants des sinistrés.
Par ailleurs, le révérend pasteur Joseph Maître présent lui aussi à cette conférence, membre du secteur protestant, regrette une fois de plus qu’à travers une catastrophe naturelle toutes nos faiblesses soient mises à nus. Il dit regretter que le peuple haïtien continue de végéter dans la misère pour le bonheur des dirigeants. Il invite à un sursaut patriotique démontrant clairement à la communauté internationale que le pays est libre et son peuple souverain. Il s’en est pris à l’opposition démocratique et d’autres secteurs de la vie nationale d’avoir rencontré l’ambassadeur des états unis d’Amérique Daniel Foote dont la mission est de collaborer avec les partenaires haïtiens et internationaux en vue de faciliter la paix et la stabilité sur le long terme et d’encourager les efforts visant à organiser des élections présidentielles et législatives dans le pays.
Pour le révérend pasteur Maître'' c’est une honte pour nos politiciens d’aller rencontrer le diplomate Foote. On dirait des enfants dans le bureau d’un procureur. L’homme de Dieu invite donc la population à commencer à réfléchir sur leur futur dirigeant, des hommes disent-ils qui ont un amour pour le pays mais non ceux-là qui n’ont aucun intérêt dans les affaires nationales et républicaines.
Gérard H. Résil
ucation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Marie Lucie Joseph, a annoncé que la date du 6 septembre est toujours maintenue pour la rentrée académique 2021-2022. Selon les déclarations de la ministre, les établissements scolaires doivent obligatoirement accueillir les écoliers dès le lundi 6 septembre prochain. Pour compenser la situation dans le Sud, la ministre de l’Éducation nationale, Marie Lucie Joseph, a assuré qu’il y a une évaluation en cours. Ce qui, selon elle, permettra de comprendre la situation afin d’apporter une solution appropriée dans le secteur éducatif, très touché par le séisme.
Le MENFP est conscient de la situation des établissements scolaires dans le Grand Sud, mais il ne veut en aucun cas déranger le calendrier scolaire retenu pour l’année. Le séisme du 14 aout dernier a fait de nombreux dégâts dans le Sud. Près de 2000 morts sont enregistrés. Plus de 6000 bâtiments (maisons, écoles, église, etc.) sont détruits. Environ 10 000 blessés sont enregistrés. Ces données sont tout de même provisoires. Les recherches continuent afin d’avoir une meilleure évaluation des dégâts. En situation précaire, il serait sans doute difficile non seulement pour prendre les chemins de l’école, mais aussi de rester concentrées et de retrouver le rythme.
Ces récentes catastrophes (le séisme et l’ouragan) vont entraîner des perturbations sans précédent dans l’éducation. Alors que le Gouvernement se prépare à rouvrir les écoles et autres sites d’apprentissage, les ministères et les communautés scolaires doivent faire en sorte de minimiser le risque que puisse provoquer le phénomène du stress post-traumatique chez les enfants, les jeunes écoliers, voire les parents, qui se verraient dans l’obligation d’envoyer de nouveau leurs enfants sous les bâtiments scolaires qui n’ont pas été détruits lors du passage du tremblement de terre. Les autorités sont également tenues d’éclairer la préparation à d’autres éventuelles catastrophes, et aux situations d’urgence en prévision à une possible remontée des cas d’épidémies de Covid-19.
C’est pour l’État une occasion de renforcer la résilience. C’est-à-dire, le processus de réouverture des écoles dans de pareilles conditions offre l’occasion de renforcer les systèmes existants d’éducation, de santé, de protection et de préparation aux catastrophes, afin de les rendre plus accessibles, inclusifs, participatifs et protecteurs pour les enfants et les jeunes. S’appuyer sur les structures existantes, les communautés scolaires devraient peut-être penser à tirer leçons des risques que représentaient les infrastructures précédentes pendant le processus de réouverture de l’école, afin d’apporter les améliorations qu’il faut.
Des associations évoluant dans le domaine de l’Éducation conseillent déjà à l’État haïtien d’évaluer correctement l’état de préparation des écoles à la réouverture. Aussi, encouragent-elles, un contrôle de la disponibilité des enseignants, du personnel de nettoyage, des installations et des fournitures, de l’équipement de protection individuelle de l’espace à disposition et ses alternatives pour assurer, si nécessaire, des évacuations d’urgences, conformément aux lignes directrices du MENFP. L’enjeu de la réouverture est de taille. Le MENFP a-t-il réellement les moyens ou encore la volonté d’assurer une réouverture des classes après catastrophe, selon la hauteur des exigences ?
Evens REGIS
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