Moïse Jean Charles banalise la polémique avec des leaders de l’opposition politique
Depuis plusieurs jours, une guerre larvée s’est installée entre le secrétaire général du parti Politique Pitit Dessalines, Moïse Jean Charles, et des leaders de l’Opposition politique. En conférence ce mardi 20 octobre, l’ancien sénateur a minimisé les propos l’accusant, entre autres, de faire le jeu du pouvoir en place. L’ancien maire de Milot en a profité pour annoncer, pour les 17 et 18 novembre prochain, des mobilisations dans tout le pays. Pour la capitale haïtienne, dit-il, la destination sera l’Ambassade américaine.
Le secrétaire général du parti Politique Pitit Dessalines, Moïse Jean Charles, a été en conférence ce mardi 20 octobre 2020 dans un hôtel situé non loin du Champ de Mars de la capitale haïtienne. D’après l’ancien sénateur, le plan qu’avaient les Américains pour garder au pouvoir le président de la République, Jovenel Moïse, au pouvoir jusqu’en 2022 ainsi que d’octroyer le poste de Premier ministre et à l’Opposition politique a échoué. Selon M. Jean-Charles, le peuple et son parti ont déjoué ce plan le 17 octobre dernier et c’est une victoire.
À en croire, le leader du parti politique Pitit Dessalines, le peuple a rejeté les « gangsters économiques » (les banques), les « gangsters politiques » qu’ils soient de l’opposition ou du pouvoir ainsi que les « gangsters diplomatiques » qui se trouvent dans le pays avec le 17 octobre passé.
D’autre part, l’ancien maire de Milot en a profité pour annoncer que des mobilisations vont avoir lieu dans tout le pays les 17 et 18 novembre à venir. « Ce n’est pas nous qui allons lancer ces mobilisations. Nous allons parler avec certaines personnalités de la société civile pour ce faire », a précisé l’ancien sénateur tout en lançant un appel d’unité à tous les secteurs afin de mobiliser pour aller manifester devant l’Ambassade américaine.
Je sais, dit Moïse Jean-Charles, qu’il y a des gens qui vont inventer toutes sortes de subterfuges pour ne pas aller par-devant l’Ambassade américaine, mais nous, nous allons y aller. Sans citer de noms, l’ancien sénateur a fait savoir que les propos contre son égard ajouté avec au type de personne qui le prononce traduisent le fait que le système n’a pas de réserve et arrive à sa fin. Outre cela, M. Jean-Charles a tiré à boulets rouges sur le secteur économique, l’Ambassade américaine, le pouvoir en place ainsi que le secteur politique. « J’ai honte pour eux », dit-il.
Aujourd’hui, je suis content, car personne ne peut parler pour le système. Les banques ont capitulé ainsi que le pouvoir. Le destin du pays est entre les mains de la population. C’est ce qu’a fait savoir l’ancien sénateur Jean- Charles accusé par des leaders de l’opposition politique de faire le jeu du pouvoir en place par ces nombreux agissements. Pour le numéro 1 du parti politique Pitit Dessalines, ces personnes qui l’accusent sont finies (« mouri politikman palan »). En ce sens, il minimise les déclarations faites à son encontre.
Wisly Bernard Jean-Baptiste
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