Trois vols par jour bondés à partir de Port-au-Prince. Destination finale : Amérique du Sud. Chili. Des milliers de jeunes, sacs au dos, partent vers d’autres rives. Il leur a fallu en moyenne trois à quatre mille dollars américains pour le voyage. Des familles ont dû vendre terres et têtes de bétail pour réunir cette somme. De véritables entreprises se sont développées autour de cette frénésie de départ, de fuite, diront certains. Comme il faut prouver qu’on a un cash, certains donnent l’argent qu’un sous fifre récupère à l’aéroport avec bénéfice bien sûr. Plus les gens quittent le pays vers l’Amérique latine, plus il y en a d’autres qui déploient des efforts pour s’en aller eux aussi. Des régions du pays se vident ainsi d’une partie de leurs forces vives. Dans l’indifférence de dirigeants qui ont sans doute d’autres priorités, leurs propres priorités.
Trois vols par jour bondés à partir de Port-au-Prince. Destination finale : Amérique du Sud. Chili. Des milliers de jeunes, sacs au dos, partent vers d’autres rives. Il leur a fallu en moyenne trois à quatre mille dollars américains pour le voyage. Des familles ont dû vendre terres et têtes de bétail pour réunir cette somme. De véritables entreprises se sont développées autour de cette frénésie de départ, de fuite, diront certains. Comme il faut prouver qu’on a un cash, certains donnent l’argent qu’un sous fifre récupère à l’aéroport avec bénéfice bien sûr. Plus les gens quittent le pays vers l’Amérique latine, plus il y en a d’autres qui déploient des efforts pour s’en aller eux aussi. Des régions du pays se vident ainsi d’une partie de leurs forces vives. Dans l’indifférence de dirigeants qui ont sans doute d’autres priorités, leurs propres priorités.
Personne ne sait exactement le nombre d’Haïtiens qui sont partis tenter l’aventure au Chili. On parle de plus de cent mille jusqu’à date. Ce qui fait une coquette somme envolée en dollars américains comme l’a calculé un internaute si l’on prend une moyenne de trois mille cinq cents dollars américains par tête. Ici, on a d’autres priorités comme de faire voter des lois discriminant des orientations sexuelles ou d’ouvrir la boîte de Pandore de l’armée. Quand on n’a ni la volonté, ni l’intelligence, ni les capacités de s’attaquer aux vrais problèmes de la nation, on préfère sombrer dans l’imposture, la bêtise et brasser du vide tout simplement.
Des éditorialistes québécois sont montés au créneau avec l’afflux de réfugiés haïtiens en provenance des États-Unis d’Amérique. Tirant la sonnette d’alarme dans la crainte d’un débordement des services responsables de l’émigration, ils ont fustigé l’indifférence, l’incompétence et la corruption des dirigeants de notre pays. S’ils n’ont rien appris de nouveau à personne sur ces points, en revanche, ils ont fait le silence sur la complicité des gouvernements occidentaux qui ont de tout temps accordé leur appui à un État dont la gouvernance n’était qu’une façade pour permettre à des groupes souvent maffieux de s’enrichir.
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