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Sagesse et intelligence

Sagesse et intelligence

Il suffit de lire les opinions sur les réseaux sociaux pour comprendre comment la remobilisation de l’armée décidée unilatéralement par les responsables gouvernementaux est un sujet sensible. Ce qui est curieux à constater c’est qu’il n’y a pas de débats autour de la question. Seulement des prises de position pour ou contre, sans jamais entrer dans des discussions en profondeur permettant de prendre en compte les différents paramètres. Comme nous l’avions déjà écrit dans un précédent éditorial, la question ne devrait pas être « est-on pour ou contre ? », mais comment on remobilise l’armée, pourquoi et avec quels moyens ? Les moyens sont-ils disponibles ? Quand on parle de moyens, il faut définir les priorités. Nos jeunes policiers arrivent difficilement à boucler leurs fins de mois. Faut-il réfléchir à leur donner de meilleures conditions de travail ou doit-on créer une nouvelle force qui ne sera certainement pas mieux rémunérée que celles existantes d’où forcément la création d’autres pôles d’insatisfaction dans des groupes armés dans un pays où l’autorité est vacillante et où la précarité peut plonger la société à n’importe quel moment dans les pires aventures ?

Il suffit de lire les opinions sur les réseaux sociaux pour comprendre comment la remobilisation de l’armée décidée unilatéralement par les responsables gouvernementaux est un sujet sensible. Ce qui est curieux à constater c’est qu’il n’y a pas de débats autour de la question. Seulement des prises de position pour ou contre, sans jamais entrer dans des discussions en profondeur permettant de prendre en compte les différents paramètres. Comme nous l’avions déjà écrit dans un précédent éditorial, la question ne devrait pas être « est-on pour ou contre ? », mais comment on remobilise l’armée, pourquoi et avec quels moyens ? Les moyens sont-ils disponibles ? Quand on parle de moyens, il faut définir les priorités. Nos jeunes policiers arrivent difficilement à boucler leurs fins de mois. Faut-il réfléchir à leur donner de meilleures conditions de travail ou doit-on créer une nouvelle force qui ne sera certainement pas mieux rémunérée que celles existantes d’où forcément la création d’autres pôles d’insatisfaction dans des groupes armés dans un pays où l’autorité est vacillante et où la précarité peut plonger la société à n’importe quel moment dans les pires aventures ?

On est pour tout simplement parce qu’on a la nostalgie de l’ancienne armée. Il faut prendre sa revanche. Il faut surtout barrer la route à un secteur qui avait dissous l’armée pour profiter du pouvoir sans partage dans son unique intérêt. On est contre parce qu’on ne veut pas le retour d’un secteur ayant détenu le pouvoir pendant vingt-neuf ans, parce qu’on accuse l’armée d’avoir été l’auteure de nombreux coups d’État et d’avoir commis d’innombrables violations des droits humains. Le hic c’est qu’au vu des résultats des deux secteurs en lutte pour l’hégémonie politique, la nation ne devrait avoir d’autres choix que de se chercher une troisième voix. Mais les larrons en lutte savent s’entendre pour que le système finalement reste intact avec seulement les arrangements cosmétiques dont les étrangers complices savent bien aider à dessiner les contours.

 La simple sagesse devrait porter des dirigeants responsables, avec le peu de ressources dont dispose pour l’instant la Nation, à donner à la Police nationale les moyens de mieux remplir sa mission. On n’a qu’à voir l’énergie et le dévouement que déploient nos policiers, jours et nuits, dans des conditions difficiles. Ils ont souvent des difficultés à subvenir aux besoins de leurs familles. Et sont donc, facilement la proie des corrupteurs en raison de leur précarité. Encore une fois, si on parle de gouvernance, et qu’on ne peut pas avoir des feux de signalisation qui fonctionnent, un centre ambulancier fonctionnel, des hôpitaux qui offrent de bons services, un corps de pompiers opérationnel, une police routière efficace, des enseignants avec un bon salaire, des ouvriers avec des avantages sociaux pouvant compenser un salaire misérable offert par les patrons, comment peut-on dépenser de l’argent pour une armée ?

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