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Éditorial 4 min de lecture

De la nécessité d’une «Moïse care» en Haïti

De la nécessité d’une «Moïse care» en Haïti

Il est décidé en conseil des ministres, en date du 19 avril 2017, que la carte d’identification nationale (CIN) soit remplacée par une pièce unique et définitive dite (CINU), munie d’une puce intelligente, ainsi définie dans l’article 6.1 du projet de loi conçu à cet effet:« Cette puce contiendra, et sans s’y limiter : l’empreinte digitale, l’empreinte de l’iris, les données biographiques (sic), la signature du détenteur». C’est bien beau, tout cela; Haïtiennes et Haïtiens, sans distinction de couleur et de classe sociale, mettront une puce commune à l’oreille internationale sur leur nouvelle manière d’être.

Il est décidé en conseil des ministres, en date du 19 avril 2017, que la carte d’identification nationale (CIN) soit remplacée par une pièce unique et définitive dite (CINU), munie d’une puce intelligente, ainsi définie dans l’article 6.1 du projet de loi conçu à cet effet:« Cette puce contiendra, et sans s’y limiter : l’empreinte digitale, l’empreinte de l’iris, les données biographiques (sic), la signature du détenteur». C’est bien beau, tout cela; Haïtiennes et Haïtiens, sans distinction de couleur et de classe sociale, mettront une puce commune à l’oreille internationale sur leur nouvelle manière d’être.

Si cette carte unique d’identité nationale accuse un caractère contraignant, dans l’article 35 dudit projet de loi, prévoyant des amendes à quiconque ne la porterait pas - moyennant modification à chaque changement de statut-, elle ne reconnaît point le droit à la santé pour tous. Qu’est-ce qui l’empêcherait d’être également une carte d’assurance maladie, comme la «Carte-Soleil» du Canada qui constitue, après le permis de conduire (que tous n’ont pas, évidemment), la carte d’identité la plus fiable, très loin devant le passeport ?

L’actuel président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, se trompe énormément (comme un éléphant blanc), en voulant supprimer l’Obamacare, d’une portée sociale inédite dans ce pays, inspirée de l’Assurance-Maladie du Canada (le seul État-providence de l’Amérique, à côté de Cuba). Son gain de cause obtenu à la Chambre des Représentants, en attendant le verdict du Sénat, n’est qu’une victoire à la Pyrrhus, puisqu’il fait face à une très forte opposition dans le camp des députés. Notons que l’abolition de l’Obamacare augmentera de plus de 20 millions le nombre d’Américains non assurés.

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