Les travaux de recherche et d’études réalisés ou récupérés à dessein par les « experts » de l’équipe au pouvoir ont été assimilés et semblent fonctionner assez bien aujourd’hui dans l’évidence de la conjoncture socio-politique nationale. En témoignent - disonsle avec un certain recul- les interventions théoriques de certains membres du gouvernement, lors de leur installation, et qui sont symptomatiques d’un élan novateur dans la gestion de la chose publique.
Les travaux de recherche et d’études réalisés ou récupérés à dessein par les « experts » de l’équipe au pouvoir ont été assimilés et semblent fonctionner assez bien aujourd’hui dans l’évidence de la conjoncture socio-politique nationale. En témoignent - disonsle avec un certain recul- les interventions théoriques de certains membres du gouvernement, lors de leur installation, et qui sont symptomatiques d’un élan novateur dans la gestion de la chose publique.
Ces discours résonnent dans l’ensemble comme des engagements politiques. Tout le projet politique du président de la République y transpire. En vrac. Celui-ci consiste notamment à défendre l’entreprise, le véritable moteur de la croissance, à refondre le code du travail en donnant priorité au dialogue social, à rendre effectif le projet de dynamisation et de valorisation de l’agriculture, à mettre en oeuvre des actions concrètes en faveur des femmes et du renforcement de la famille, à moderniser nos institutions, à assainir les finances publiques, à donner accès au logement à ceux qui en ont le plus besoin, à remettre la défense de l’intérêt national au coeur de l’action diplomatique tout en faisant de l’innovation un vecteur de développement durable. Voilà en gros, la République qui nous appelle sous l’administration du président Jovenel Moise. Mais les scénarios et les ressources envisagés pour la mise en oeuvre d’un projet politique aussi exigeant que visionnaire ne sont pas explicités.
Ces utopies politiques qui impliquent avant tout une grammaire sociologique particulière, une posture, un langage naissent assurément de l’écho qu’a eu auprès du chef de l’État une insatisfaction collective durant les « années folles » de la transition d’Haïti vers la démocratie. Elles sont réalisables du fait qu’elles constituent la réponse collective, unitaire et nécessaire à cette insatisfaction. Le successeur du président Joseph Michel Martelly doit en être conscient. Si l’on ne se trompe. Mais rien n’est réglé d’avance. Même si l’optimisme à cet égard prend de la vitesse et gagne de plus en plus les coeurs sur les sceptiques et les pessimistes de tout poil.
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