Dans la capitale comme dans les provinces, la migration et l'éclatement des familles sont devenus la norme. En dehors de quelques publications et communications renouvelées sur les réseaux sociaux, il ne restera plus rien en tant que souvenirs dans la mémoire collective des familles et des institutions.
Dans ce nouvel ordre de confinement culturel, l'identité collective ne trouvera plus rien comme substance ancestrale, comme nourriture patrimoine pour se renouveler et se vivifier. Plus que jamais, la culture dominante ou les cultures dominantes ne feront pas de cadeau. Il y a risque d’alimenter une situation qui conduira vers la survie du chacun pour soi au détriment de la mémoire collective d’un pays, de toute une nation, et durant plusieurs générations dans une forme d’autodestruction planifiée.
Dans l’ouvrage « Le mémoricide, quel cadre juridique pour préserver le patrimoine culturel ? », l’auteure Vanessa KoumDissake abordait, dans la collection Sciences criminelles de l’Harmattan, un sujet qui tient certainement sa place dans l’actualité, sans pour autant faire grand écho.
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