On est en droit de se demander si le sens de l’humain chez nous n’est pas en train de se perdre. Le sens de l’humain avec tout ce qu’il charrie de valeurs essentielles. Les religions, malgré des excès souvent dus à leur tentation hégémonique, se sont voulu un espace sacré qui se donnait pour devoir de protéger, de vivifier ce qui avait de divin en l’homme. Les grandes idéologies, même le capitalisme, étaient porteuses d’idées et de valeurs. Chez nous, du moins dans les discours, dans les postures, on tenait à montrer, à feindre, qu’on adhérait à ces grandes valeurs pour lesquelles nos ancêtres s’étaient battus.
La dictature des Duvalier a ouvert la brèche à la déshumanisation.
Mais il y avait encore le souci du paraître. Les hommes de main étaient là. On devait se servir d’eux, mais le dictateur avait été choqué jusqu’à fermer une faculté ayant délivré un diplôme à un cancre notoire. On se servait de l’ignorance, mais on le traitait comme un chien méchant pour se protéger.
Publicité — faites défiler pour poursuivre la lecture
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.