Le passif peu glorieux de plusieurs générations d’Haïtiens c’est d’avoir cautionné le grand échec ou pire, d’y avoir contribué. Elles ont toutes porté l’espoir de construire de lendemains meilleurs pour Haïti. Mais, elles ne sont pas arrivées à créer les conditions pour imposer une société basée sur la justice.
Par naïveté, ces générations croyaient que le fait d’exprimer, à grand renfort de vacarme et de débats, son souhait d’une nouvelle Haïti (le pays qu’on veut) suffisait à mettre en place et à faire fonctionner un État de droit. En réalité, ces générations n’ont fait que porter et maintenir au pouvoir des personnalités qui n’avaient d’ambitions réelles que pour leur clan. Leur petit clan, déconnecté de la collectivité. Les luttes intenses et nombreuses n’ont servi que de marchepieds à nos leaders.
Aujourd’hui, le réalisme et le minimum du bon sens nous obligent à anticiper le pire. Notre histoire aussi. L’addition des confusions et des désastres fait craindre des bouleversements sociaux desquels nous pourrons ne pas nous en sortir.
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