On entend souvent cette observation sur les lèvres de nos citoyens : « Nèg yo vwayaje. Yo wè ki jan peyi etranje òganize epi men sa yo remèt ».
Comme quoi une grande majorité d’entre nous avons conscience que nous vivons dans une anormalité et que ceux qui se disent nos dirigeants ne font rien pour changer les choses. Au contraire, ils semblent trouver dans la situation des opportunités mirobolantes qui leur permettent de se prémunir contre la précarité.
Cette réflexion des citoyens renvoie au fait aussi que le passage à l’étranger, les études à l’étranger, la vie même à l’étranger n’ont eu aucun effet sur cette « élite » toujours au pouvoir. Ils sont souvent sortis des meilleures universités. Des hommes et des femmes de l’intérieur comme de la diaspora. Une fois en pouvoir de décision, ils n’ont fait pour la plupart que reproduire ce système dont certains annoncent constamment la fin, mais qui démontre constamment sa capacité à se renouveler, à perdurer et donc à nuire à la nation.
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