Le chef du gouvernement a beau affirmer que les élections auront lieu cette année, un profond scepticisme gagne les cœurs et les esprits. Et pour cause : l’insécurité nous colle à la peau et semble, pour le moment, constituer un horizon indépassable.
Le 17 septembre dernier, le Premier ministre Didier Alix Fils-Aimé a tenu une réunion stratégique au siège même du haut commandement, comme pour envoyer le message qu’il a désormais enfilé ses bottes de commandant en chef. Mais les réunions et les déclarations volontaristes n’y changeront rien aussi longtemps que le ver est dans le fruit et que le monstre qui nous dévore les tripes opère en toute impunité.
Cependant, on ne peut, en toute objectivité, que saluer les efforts récemment déployés par les forces de l’ordre sur deux fronts stratégiques : Gressier et Kenscoff, théâtres des pires atrocités. On attend désormais le bilan des forces de sécurité afin de mesurer les avancées réelles, tant en matière de territoires reconquis que de poches de résistance neutralisées.
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