Haïti a raté sa première sortie en Coupe du monde, au grand dam de millions de téléspectateurs acquis à la cause patriotique des Grenadiers.
Il faut dire que, depuis des mois, les Haïtiens avaient le cœur gonflé d’amour et de patriotisme pour ces vingt-deux acteurs qui avaient su qualifier le pays pour la plus grande des compétitions sportives. Une vitrine mondiale inespérée pour un peuple qui n’a cessé de boire l’humiliation jusqu’à la lie.
Cette Coupe du monde offrait à une nation reléguée aux marges la possibilité de dire qu’elle existe encore et qu’elle ne mérite pas l’opprobre dans lequel l’enfoncent chaque jour ses dirigeants, de quelque secteur qu’ils soient.
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Henri D. Baptiste
Il faut l'écrire avec de l'encre indélébile, "cette Coupe du monde offrait à une nation reléguée aux marges la possibilité de dire qu’elle existe encore et qu’elle ne mérite pas l’opprobre dans lequel l’enfoncent chaque jour ses dirigeants, de quelque secteur qu’ils soient." C'est à peine croyable, quatre décennies (1986-2026), de gouvernance kokorat en gouvernance kokorat.