Dans la vie de chaque individu, comme pour toutes les institutions, il arrive toujours un moment, un carrefour, ou un passage qui imposera entre le départ ou le renouvellement au cours et entre les générations. Maurice Barrès disait : « Une nation, c’est la possession en commun d’un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis. »
Devant ce fait accompli, ce passage obligé qui nous invite à évaluer l'héritage des autres autant, à nous questionner sur l'héritage de nos contemporains, l’orgueil et la volonté de se dépasser, se surpasser et de rattraper ces descendants nous obligent parfois à rentrer debout et/ou à genoux dans l’histoire, pour ne pas occuper une place insignifiante dans la mémoire collective. Pourquoi est-il nécessaire d’enseigner le sens de l'héritage dans chaque famille et chaque institution ?
D’un simple bilan présent sur le plan individuel ou institutionnel, on n’arrive pas toujours à mesurer la portée réelle, symbolique ou même intemporelle dans un héritage légué par les anciens. C’est pourquoi l’auteur René Char nous rappelle : « Pour qu’un héritage soit réellement grand, il faut que la main du défunt ne se voie pas. »
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