Croire que l’horreur que vivent les Haïtiens, ces derniers temps, était concevable par l’esprit humain relèverait du surréalisme. Il demeure, en revanche, difficile de trouver les arguments pour soutenir que c’est un malheur tombé sur la société par le plus grand des hasards. La déchéance morale qui rend méconnaissable l’Haïtien d’aujourd’hui résulte d’un processus auquel divers acteurs ont contribué pendant qu’ils croyaient faire le ridicule. Malheureusement, l’escalade ne semble pas s’arrêter.
Au cas où certains ne l’auraient pas remarqué, Haïti a basculé depuis un certain temps dans un abîme. Dans ce fond putride et obscur où les repères disparaissent, on ne parvient pas à discerner le beau de l’abject. La permissivité instaurée par des anarchistes amène les communautés à un déni de conscience au point que les auteurs de tueries, de viols et de pillages deviennent des superhéros qu’on se plait à honorer.
La récolte tient la promesse des fleurs. Car, il y a toute une succession de faits qui peuvent témoigner de cette déliquescence qui s’accomplit progressivement.
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