Le pays de plus en plus s’enfonce dans sa boue. Le pire, c’est quand la démission, le mépris et l’indifférence envers la souffrance d’une population commencent à s’agiter par peur, par couardise, et se mettent brusquement à parler de légalité, de démocratie et de droits de l’homme. Peut-on avoir le droit de parler, d’opiner quand on se tait quand le sang est versé à flots, quand les biens privés sont vandalisés, quand des années de dur labeur sont allégrement piétinées par des voyous ?
Le pays s’enfonce encore plus quand ceux qui ont la charge de le diriger ne peuvent pas rendre des comptes. Peuvent-ils se permettre de rendre des comptes quand la gouvernance pour eux ne signifie que la jouissance de privilèges pour eux, leurs familles et leurs clans ? Peuvent-ils rendre des comptes quand ils se font les domestiques de secteurs n’ayant aucune attache avec la nation ?
Le pays s’enfonce encore plus avec des classes moyennes réduites à leurs plus simples expressions, ceux qui devraient être leurs têtes pensantes se mettant continuellement sur les rails de l’enrichissement personnel.
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