Cette semaine, une partie du destin d'Haïti se joue au Conseil de sécurité de l'ONU. Une proposition coparrainée par les États-Unis et le Panama prévoit qu'une « force de suppression des gangs » succède à l'actuelle Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS). Cette dernière n'a jamais atteint le nombre de policiers prévu pour son déploiement, fixé à 2 500. Les Kenyans se sont beaucoup plaints du manque de moyens et de la qualité de leur matériel, souvent d’occasion. Une véritable « brocante armée » qui ne pouvait guère permettre à la force de remplir ses engagements.
Quoi qu'il en soit, le 2 octobre marque la fin officielle de la présence kenyane. Le Conseil de sécurité de l’ONU va-t-il voter la proposition américano-panaméenne ? Ou, comme d'habitude, Russes et Chinois vont-ils en profiter pour faire un pied de nez à l'Amérique ? La question haïtienne, sur fond de fausse empathie humanitaire, a en réalité toujours été traitée sous l’angle des chantages géopolitiques.
Le monde actuel est si divisé que le concept de « communauté internationale » a depuis longtemps explosé, tel un drone dans le ciel ukrainien. La politique des tarifs mise en place par les États-Unis a exercé une forte pression sur le commerce international. Quant au Moyen-Orient, il est devenu une poudrière qui menace d’embraser la planète entière.
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