Le Cap-Haïtien est dans un état lamentable. Et cela ne date pas d’hier. Je me souviens qu’il y a déjà plusieurs années, l’agronome et journaliste Jean Dominique m’en parlait avec tristesse.
Cette ville jadis si belle et accueillante, avec son boulevard animé bordé de restaurants et de magasins, est aujourd’hui un cloaque. Une cité quasiment « interdite » tant elle est mal entretenue. Une honte, un camouflet à la légendaire fierté des gens du Nord. La deuxième ville du pays, devenue première porte d’entrée depuis la fermeture de l’aéroport de la capitale, n’arrive pas à se débarrasser de l’insalubrité qui colle à ses rues.
Son aéroport international porte un nom qui ne correspond en rien à des infrastructures rappelant plutôt des « abris provisoires ». J’y ai vu des pilotes et des stewards d’une compagnie sous-traitée par Sunrise Airways attendre dehors, sous le soleil, leur prochain vol. Heureusement, il ne pleuvait pas ce jour-là. Devant les rares comptoirs de services, régnait un brouhaha indescriptible. Une femme d’un certain âge se plaignait de douleurs aux genoux après trois heures de file d’attente, tandis que d’autres, épuisés, se résignaient à s’asseoir sur leurs malles.
Publicité — faites défiler pour poursuivre la lecture
Publicité — faites défiler pour poursuivre la lecture
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.