La capitale haïtienne n’appartient plus aux citoyens du pays. L’espace échappe au fil d’événements politiques et naturels, aux hommes et aux femmes qui habitent la ville.
Dans les années cinquante, ce n’était pas simplement la vague touristique de l’époque qui faisait l’attraction de la capitale. C’était aussi l’implication des résidents des quartiers qui se préoccupaient de propreté et d’assainissement. Cela créait un mouvement dynamique d’une ruelle à une autre. La compétition sociale y jouant son rôle mobilisateur, chaque quartier tirait sa fierté de son savoir-faire avec les fleurs, la couleur des murs, les arbres pour l’ombre.
C’était, en dépit des tumultes politiques qui ne cessaient de secouer la ville, « la dolce vita ».
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