Alors qu’on n’est pas en guerre contre aucun ennemi étranger, un gouvernement peut-il accepter que des groupes armés criminels contrôlent plus de la moitié d’une capitale ?
Contrôler est un mot bien gentil. On pourrait peut-être se contenter de « contrôler ». Mais une partie de la capitale, si ce n’est sa plus grande partie, est détruite. Des hôpitaux dévastés, pillés, ainsi que des écoles, des églises, des universités, des bibliothèques. Les rues déjà dans le temps abandonnées par les services d’entretien de l’État sont crevassées, plein d’ordures. La végétation sauvage commence par prendre possession de certains espaces.
On est loin d’être dans une lutte révolutionnaire comme certains ignares le prétendent. On est dans des actions destructrices, mues par une haine sans pareille que le système haïtien a lui-même forgée, créée, nourrie. Un système nourri par l’élite qu’on a eu certainement raison de qualifier de moralement répugnante.
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