Depuis quelques semaines, les gangs coalisés maintiennent la capitale sous un siège permanent. Les nuits résonnent du vacarme alarmant des armes de guerre, tandis que les combats font rage à Nazon, à Kenskoff et dans la périphérie de Pétion-Ville
Les forces de l'ordre, appuyées par des brigades d'auto-défense, livrent un combat acharné pour défendre des positions régulièrement prises pour cible par des tirs de kalachnikovs et de fusils d'assaut M4, introduits sur le territoire par une contrebande de plus en plus sophistiquée à travers nos frontières poreuses.
Les bandes armées ont depuis longtemps affiché leurs priorités stratégiques : contrôler les principaux axes routiers qui "innervent" une capitale désormais exsangue. Depuis quelques jours, elles s’emparent également des antennes pour détruire les systèmes de communication des banques, de la police et d'autres institutions. Une approche aussi sophistiquée que redoutable, relevant de l'art de la guerre. Les forces légales ne font pas face à de simples «va-nu-pieds», mais à de véritables seigneurs de guerre, encadrés par des experts dont l'identité reste inconnue.
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