Le XXIe siècle nous trouve en plein chaos. Le discours duvaliériste du siècle dernier autour de l’émergence de la classe moyenne, n’a enrichi que quelques familles liées au régime, dont certaines ont fait faillite depuis. La « classe » a mordu à l’hameçon du pouvoir totalitaire et la dramaturgie meurtrière de la chefferie et de l’autoritarisme a paralysé le développement du pays.
La chute de la maison Duvalier n’a pas permis la construction de nouveaux discours et pratiques démocratiques. Le « verbe » autour de l’État de droit n’a pas pris chair. On a beaucoup parlé dans les médias de droits humains et de démocratie, mais le « macoutisme » de nos généraux traîneurs de sabre et leurs réflexes d’ancien régime ont des années durant interrompu le processus.
En dehors de quelques efforts disparates de groupes de recherche comme le CRESFED ou les « Forums du jeudi » d’Arnold Antonin ou de quelques cercles étudiants en dehors autour de la Fondation Connaissance et Liberté, il n’y a pas eu une connexion entre la pensée démocratique embryonnaire et les pratiques de plates-formes politiques composites qui arrivaient au pouvoir.
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2 commentaires
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Micheline
La diaspora ne peut pas se forger un nouveau récit, elle transporte avec elle les mœurs et coutumes du pays d’origine . Il y a une nouvelle diaspora qui essaie de se définir avec la nouvelle génération mais elle craint de s’affirmer.
1 réponse
Henri D. Baptiste
Pour l'intro, je suis du même avis! En maintes fois, on a fait l'expérience. Mais, pour la chute, je ne veux pas te suivre. En attendant d'autres générations d'Haitien.nes, la chute libre continue.