Le gouvernement a désigné l'année 2025 comme celle de la «pacification», un objectif qui résonne profondément avec les attentes du peuple haïtien. De ce point de vue, on observe une certaine détermination, tant du côté du gouvernement que des forces de sécurité.
La Police nationale se trouve en première ligne de la "résistance", mais elle manque encore des moyens nécessaires pour s’implanter durablement dans les territoires reconquis. À Laboule comme à Nazon, les forces de sécurité restent sur la défensive, parvenant tant bien que mal à contrer les assauts persistants des gangs, qui n'ont accordé aucune trêve, même durant la période des fêtes.
Quoi qu’il en soit, un certain climat de confiance demeure indispensable pour relever l’ampleur des défis qui se profilent cette année. Pourtant, ce week-end, des rumeurs incontrôlées ont semé un vent de panique dans la cité. Le remplacement supposé du directeur général de la police aurait suscité un mécontentement au sein des rangs. Une situation chaotique qui pourrait faire le jeu des groupes armés.
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