Des études ont démontré le rôle joué par les motos chinoises dans l’extension des villes africaines. On peut facilement comprendre comment les motos contribuent aussi chez nous à la prolifération urbaine. La ville peut maintenant s’étendre le plus loin possible des centres sans que cela ne gêne ses habitants qui peuvent, à l’aide de la moto, se déplacer d’un point à un autre à moindres frais. Même en l’absence de tout plan de transport en commun, sur lequel devrait se pencher tout gouvernement qui se respecte, la moto s’inscrit dans le paysage en délimitant sauvagement des circuits.
À Port-au-Prince, les stations de motocyclettes sont partout. Le nombre d’unités de ces engins ne fait qu’augmenter avec à la fois l’extension des quartiers que ce soit au sud, au nord, à l’ouest et à l’est, et aussi avec le mauvais état de nos routes, l’indiscipline de nos conducteurs, causant les embouteillages monstre que nous connaissons.
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