De 1791 à 1804, ce sont pratiquement treize années qui s'étaient écoulées dans la marche des esclaves de la colonie Saint-Domingue pour la reconnaissance de l’ensemble de leurs droits en tant qu'être humain.
Deux siècles après, si beaucoup de personnes, parmi les plus avisées, cherchent souvent à comparer la société haïtienne avec celles des autres pays, on retiendra quand même l'âge historique, économique, culturel ou politique de chaque nation, comme un paramètre important à prendre en compte. Quel est le poids réel du temps dans la tragédie actuelle en Haïti ? Comment éduquer certains acteurs, et en particulier les masses autour de l’intelligence de la patience active, et non passive pour pouvoir mieux s’inscrire dans le développement de leur communauté respective ? Comment éduquer les jeunes d’aujourd’hui sur l’intelligence de la patience pour mieux les empêcher de se précipiter vers le chaos ?
De 1957 à 1986, pendant l'ère des Duvalier, la culture de la patience, en dehors de la résistance, a été pratiquement l’une des meilleures vertus pratiquées par les plus chanceux des survivants, opposants du pouvoir de l'époque. Ces hommes et ces femmes, entre militants et figures politiques, avaient fini par le pouvoir de la patience, à revoir un jour le soleil de la liberté, après plusieurs décennies imposant la norme du silence, et de la souffrance, la prison et l’exil.
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