La plupart de nos jeunes sont en vacances. Certains vont regagner leur lieu d’origine malgré la terreur que font régner sur certaines routes les bandits. D’autres prient le dieu Biden pour que septembre ne les trouve pas en Haïti. D’autres vont rester dans le même environnement familier, salle de classe en moins. Ils n’auront pas à se réveiller aux premières lueurs de l’aube pour affronter la cohue d’un trajet toujours éprouvant pour aller à l’école.
Quelques parents, ils sont rares, auront la possibilité avec un soutien parfois de l’extérieur d’envoyer leurs rejetons à l’étranger. Mais la plupart des enfants resteront ici, en Haïti, dans un pays où rien n’a jamais été pensé pour offrir aux jeunes des activités de qualités.
Que de drames vivent les parents durant ce mois de vacances? Surtout qu’il faut déjà penser à l’argent qu’il faudra verser pour la rentrée scolaire. C’est vrai que les écoles ont des frais de fonctionnement élevés, mais tout en fin de compte repose sur les épaules des parents. Il n’y a rien pour protéger ces derniers. L’État ici, le gouvernement ne sont pas là pour protéger les citoyens,
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