Comment donner à ceux qui veulent diriger ce pays la notion de l’urgence ?
L’urgence ne peut être prise en compte que si on se rend compte de la gravité de la situation. L’urgence ne peut être prise en compte que si on a un attachement pour cette terre et pour son peuple. Si on ressent dans sa chair la souffrance, le désespoir d’une population qui est acculée à faire de la fuite sa planche de salut.
On s’attendait à des prises de décision rapide, à une volonté de prendre le taureau par les cornes pour redonner espoir au pays. Mais les mêmes acteurs semblent rester en place tandis que les autres se battent avec l’opiniâtreté connue de nos politiciens pour accéder aux postes de commande. Les luttes d’antichambre se déroulent comme dans un vase clos, dans le navire qui coule. Pendant ce temps, les bandits ridiculisent toujours la PNH et ladite force qui vient prêter main-forte prend son temps. Comme si quelque part en haut lieu on attend l’explosion finale, cette catastrophe qui effacera cette nation récalcitrante de la carte de la Caraïbe.
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