La nouvelle gouvernance haïtienne est engagée sur une voie semée d’embûches. La nomination d'un Premier ministre et la formation d'un gouvernement semblent aussi malaisées que de gravir une pente glissante. Un véritable mât de cocagne dans un environnement politique on ne peut plus instable.
L'ultime décision d'organiser un débat public pour départager les candidats au poste de Premier ministre témoignait de la fébrilité du Conseil présidentiel de transition (CPT). Au lieu de prendre une décision dans le secret de leur cabinet, nos conseillers voulaient jouer la transparence. Quitte à sacrifier encore un peu de temps. Un temps qui joue contre eux, contre le pays.
Une avalanche de critiques les a fait renoncer au face-à-face. Le débat public aurait certes eu la vertu de rassurer les organisations dont ils sont les représentants et qui ne doivent pas manquer de s'enquérir avec insistance du sort de leurs candidats. Mais en politique, ce qui prime toujours c’est l’art du possible.
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