Les mauvaises langues disent souvent qu'Haïti est pays maudit tenant compte des multiples péripéties ayant entaché la vie du peuple haïtien. C’est une impression qui se répand avec tant de force à mesure que les événements se précipitent que l’opinion publique finit par être gagnée à l’idée, que ce n’est pas seulement l’économie mal gérée et des situations politiques distordues qui sont la cause du drame sans non et sans titre de notre pays.
Les anthropologues doivent être appelés à la rescousse. Des psychologues devraient investiguer au niveau de nos structures nerveuses pour y déterminer peut-être le virus à la base de la bactérie nommée ECNG (Entité chaotique non gouvernable). Des artistes devraient aussi se mettre de la partie pour témoigner de leur vécu si bien sublimé dans leurs œuvres qui méritent d’être décodées par des sémiologues et autres psychiatres.
C’est une impression, pour le moins persistante, ne date pas d’aujourd’hui. Elle remonte aux années soixante-dix. Les Haïtiens n’hésitaient pas à prendre la mer dans de frêles esquifs, affrontant les dangers les plus extrêmes.
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