La violence rampe dans toutes les allées de la société. On l’oublie pudiquement quand elle se voile la face, quand elle se cantonne derrière les murs, à l’abri des sourires de circonstances et des hypocrites discours. Dès qu’elle explose au grand jour, sous quelque forme que ce soit, on cherche des explications qui ne gêneraient pas trop notre confort quotidien et on s’empresse bien sûr de tout oublier après les professions de foi idéologique, les prises de position politiquement correctes. L’oubli aussi, qui est voulu, même planifié est une forme de violence. Car, l’oubli permet de laisser le système producteur de violence en place, avec toute la capacité de se renouveler et donc de détruire, de tuer.
La violence on la voit surtout à son stade final. La dernière éruption.
Mais le long cheminement de sa naissance, personne n’y fait attention. Un choix de vie peut aboutir à la violence si, mettant à la poubelle les grandes valeurs humaines, l’unique objectif est le pouvoir, l’accumulation de biens matériels. Le choix politique aussi.
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Henri D. Baptiste
Face à la radio Télé Metronome qui ne comprend pas la lenteur du conseil présidentiel (Krèy la), deux internautes ont fait entendre leur voix. Pour Jean Wilner Desrosiers, "ils avancent lentement mais CharlemagnePeraltement! Nou pap bezwen lajan ak papye kay Gladys Lauture pou n al enskri nan KEP ankò." Et l'autre compatriote d'ajouter, "Monchè sanble menm moun fou fo mesi Aristide yo sezi, ou gen bon memwa istorik. Konpliman! Ou pa wè Evans Paul tonbe nan preche "viv ansanm" okabine. Se nòmal afè l fin regle tankou tokay li Aristide. Yo Tout Reyisi san gwo pèp la (plis pase 85%). FMI pa Fon Malfèktè Ipokrit ankò." Les gangs à cravate des classes moyennes sont plus dangereux que les gangs asapat des quartiers dépourvus du strict minimum. Ce sont les gangs à cravate qui ont décidé de livrer l'État aux parasites à peau claire et aux mercenaires syro-libanais. Un certain Jovenel Moise n'avait pas décidé de parler du "groupe de Bourdon" (les maîtres de René Preval) mais plutôt des oligarques corrompus. L'inoffensif Jovenel faisait du bruit comme son frère Aristide, au lieu de faire des alliances et de mettre les oligarques corrompus hors d'état de nuire. Kontrebandye siwolibanè ki nan komès achte/revann ak milat raketè machann Blackout paka devlope peyi. L'avenir du pays doit nécessairement passer par une nouvelle classe politique, une société civile non alignée et par une Bourgeosie Nationale. Il n'est pas interdit de rêver.