Au-delà des chiffres relatifs à la situation sécuritaire qui placent Haïti en mauvaise position par rapport à la République dominicaine, l'autre grand problème à nous vient d’une gouvernance plus que boiteuse qui réduit nos institutions à une peau de chagrin.
Parallèlement, notre société civile pourrie par les turpitudes politiques se retrouve avec ses ailes cassées, incapable pour l’instant d’un sursaut, comme cela s’est produit en République voisine, pour mettre les dirigeants le dos au mur, les forcer à prendre les mesures qui s’imposent pour redresser la situation. Combien de fois n’avons-nous pas entendu des présidents, des chefs de gouvernement se laisser aller à des déclarations à l’emporte-pièce comme s’il revenait aux citoyens eux-mêmes de s’organiser pour se protéger ?
Jouer à Ponce-Pilate est devenu une habitude chez nous sauf que Ponce Pilate avait quand même donné une chance au peuple de choisir entre l’enfer et le ciel. Ici, on trafique, on manipule, on magouille pour que les flammes de l’enfer soient toujours alimentées. Des flammes qui participent à la transmutation que l’on sait. Celle de la misère et de la détresse.
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