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Éditorial 3 min de lecture

2024 : peut-on espérer ?

2024 : peut-on espérer ?

On ne va pas se voiler la face et se mettre à la langue de bois de nos politiciens en cette fin d’année de tous les dangers. Jamais la nation ne s’est portée aussi mal depuis des décennies. Si beaucoup de nos citoyens ont fait ce qu’ils appellent une cure de dignité avec le canal de Ouanaminthe, la réalité, elle, n’a pas évolué d’un pas pour même se détériorer dans tout le pays. Des territoires complets sont passés sous le contrôle des gangs et ceci à quelques kilomètres à peine de nos centres de pouvoir. Une centaine de milliers de jeunes ont quitté, pour ne pas dire, fuir le pays dans le cadre du Programme dit Biden et des dizaines de milliers d’autres attendent de partir. Les déplacements à l’intérieur du pays deviennent de plus en plus hasardeux pour les citoyens. La justice démontre chaque jour son incapacité à remplir sa mission tandis que la Police nationale se désintègre avec les départs de centaines policiers pour l’étranger et son infestation par les gangs eux-mêmes.

 

La situation économique est désastreuse. Beaucoup d’entreprises, même des centres universitaires, réfléchissent à fermer leurs portes si rien n’est fait pendant les premières semaines de 2024. Pendant ce temps, ce qu’on a coutume d’appeler la classe politique démontre avec une hargne incroyable son incapacité à manifester la moindre empathie avec les souffrances d’une population qu’elle a appris sans doute à ignorer, à mépriser. Ce que vit le peuple haïtien aurait dû forcer les politiciens de quelque camp qu’ils soient à trouver rapidement une solution pour que s’arrête cette comédie meurtrière. À accuser l’autre de tous les maux sans rien proposer et sans rien avoir en main pour faire avancer les choses, on ne fait que s’enfoncer dans les sables mouvants de la déchéance.

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2 commentaires

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Edouard Cholo

«Ce qui nous intéresse étant seulement la défense de nos égoïstes intérêts mêlés à nos névrotiques instincts presque racistes au sein même de notre société» (Le National, 6 janvier 2024).---Ce GNBIS, Gary Victor, ne pouvait pas mieux dire, car c'était exactement son comportement en 2003-2004. Il est de ceux qui ont FOUTU LE PAYS DANS LA MERDE aujourd'hui. Pourtant, cet ancien "WÒCH NAN SOLÈY" devenu "WÒCH NAN DLO" grâce à ses employeurs, vient faire la leçon aux autres. ON AURA TOUT LU, TOUT VU ET TOUT ENTENDU de ces IMPÉNITENTS GNBIS---Il ferait mieux de suivre l'exemple de JUDAS après qu'il eut trahi son MAITRE. Ce serait un BON DÉBARRAS.

Chemla

Des mots toujours si justes de Gary Victor. Où est passée l’exigence de vertu qui fonde et refonde le politique ?

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