La guerre des gangs qui fait rage aux deux portails de la ville enveloppe progressivement de son lourd linceul tout le bord de mer. Des milliers de gens sont aujourd’hui réfugiés dans leur propre pays. Une situation humanitaire, presque semblable, à celle que nous avons connue lors du séisme de 2010 est en train de se développer sous le regard impuissant des autorités. La société civile hagarde constate avec amertume, les sanglantes manifestations de la faillite des institutions.
Les forces de police sous-équipées et trop longtemps fragilisées par des luttes intestines sont écrasées par la puissance de feu des bandes armées qui ceinturent la capitale. Ce weekend la situation a évolué de manière dramatique. D’importants centres d’achats du bas de la ville ont été vandalisés par des hommes armés. Ces grossistes alimentent le plus souvent un vaste réseau de marchands et sont considérés comme les greniers de la cité.
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