On a assisté ce 11 septembre à une rentrée scolaire en demi-teinte. Quelques enfants de quartiers encore « épargnés » se sont glissés à la cloche de bois dans leurs établissements. Certains avec leurs uniformes dans leurs sacs pour ne pas se faire repérer, les terroristes de tout acabit tirant sur tout ce qui bouge.
Nombre d'établissements scolaires n'ont pas pu ouvrir en ce mois de septembre ensanglanté. Certains, parce que placés sous les menaces de la mitraille scélérate des gangs, d'autres, parce qu’enseignants et élèves ont quitté le pays. D’autres encore vivent désormais dans des camps.
Nous vivons un temps de pur ensauvagement. Des « enfants soldats » massacrés sans pitié parce qu’ils pensaient pouvoir, avec leur foi et leur bible, « convertir » au civisme des tueurs aguerris. D’autres, devenus des réfugiés dans leur propre pays parce que leurs parents ont dû abandonner leurs maisons assiégées par des brigands sans foi ni loi. Des enseignants sacrifiés sans aucune forme de procès.
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