Dans la situation chaotique que connaît le pays depuis quelque temps, en particulier la capitale, depuis l’assassinat du chef de l’État en 2021, les esprits les moins avisés peuvent facilement comprendre la faiblesse et l’absence d’un ensemble d’acteurs organisés au sein de la société.
Dans cette liste très problématique, on ne saurait ne pas prendre en compte la présence et la place des jeunes, en particulier des leaders communautaires, des jeunes les plus actifs de chaque quartier, qui se sont regroupés souvent dans une pléiade d’associations, des organisations et des fédérations qui portent souvent en commun les objectifs et les qualificatifs «Pour le développement.... » Que deviennent-ils ?
Dans chaque quartier, dans chaque ville, et dans les différents secteurs de base, tels l'éducation, l’encadrement des jeunes, la vie économique, l’environnement, la santé, la promotion des potentialités culturelles et économiques de la juridiction retenue, elles étaient nombreuses ces organisations qui écrivent, ou écrivaient souvent les autorités communales, les institutions publiques et privées, en dehors des notables et des ONG pour solliciter du financement et de l’assistance pour des projets divers, réels et fictifs, justifiés et mal formulés durant toute l'année.
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Edouard Cholo
C'est malheureusement ce qui arrive quand on attend après les Blancs pour résoudre nos propres problèmes. Pour preuve, Le Nouvelliste du 7 septembre 2023 écrit : « (...) une communauté internationale qui n’est pas pressée de voler au secours d’une population à bout de souffle,»---L'esclave domestique, le ..@...petit-bateau, le petit-"restavèk", le citoyen de seconde zone ou l'Haïtien sans dignité attend du Blanc, de son maître, ce qu'il devrait faire lui-même. Comment se plaindre après de l'irrespect de l'étranger ou de l'international à l'endroit des nationaux, des gens de chez nous ?----Quand est-ce que certains Haïtiens vont-ils se débarrasser d'une telle mentalité, à savoir faire appel aux Blancs concernant leurs problèmes locaux ? Ils se disent incapables de combattre les gangs et demandent aux Blancs de venir le faire à leur place ou de se faire descendre par les gangs à leur place ? Outre la dépendance pathologique, la dépendance maladive du colonisé vis-à-vis du maître, n'est-ce pas aussi faire preuve de lâcheté ? À l'école ou dans les médias, ne devrait-on pas apprendre à l'Haïtien à être capable de se débrouiller tout seul et cela en toutes circonstances ? Il est grand temps que nous cessions de recourir à l'aide des autres, cela nous rabaisse, nous diminue, nous enlève, je le répète, notre dignité.